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Le papier toilette va disparaître plus vite que prévu, ce qui va le remplacer va choquer tout le monde...Voir plus

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Il fait partie de notre quotidien au point qu’on n’y prête même plus attention. Présent dans chaque foyer, utilisé chaque jour, il semble indispensable. Et pourtant, ce produit pourrait devenir plus rare dans les rayons des supermarchés, voire subir d’importantes hausses de prix. C’est ce qu’a révélé 60 Millions de consommateurs le 13 juin 2022. De quel produit s’agit-il exactement ? Et pourquoi son avenir pourrait-il devenir incertain ?

Depuis plusieurs semaines, les consommateurs observent déjà des rayons moins garnis. Huile de tournesol, moutarde, poulet, œufs… certaines références se font plus discrètes. Ces tensions d’approvisionnement trouvent leur origine, en grande partie, dans la guerre en Ukraine déclenchée en février 2022. Avant le conflit avec la Russie, l’Ukraine occupait une place stratégique dans l’économie agricole mondiale : elle était le premier producteur d’huile de tournesol au monde, comme le rappelait BBC en mars 2022. Le pays exportait également massivement des céréales destinées à l’alimentation animale, essentielles pour l’élevage de volailles et la production d’œufs.

La moutarde, autre produit emblématique des tables françaises, a elle aussi subi des perturbations. Si la Bourgogne demeure une région phare pour sa production, des conditions climatiques défavorables à l’hiver 2021 ont réduit les récoltes. De son côté, le Canada, grand exportateur de graines de moutarde, a été frappé par une vague de chaleur exceptionnelle qui a également affaibli sa production. Quant à l’Ukraine, fournisseur important pour certains marchés européens, elle n’était plus en mesure de jouer un rôle d’appoint, comme l’indiquait La Tribune en avril 2022.

Mais au-delà des produits alimentaires, deux articles essentiels du quotidien pourraient eux aussi rejoindre la liste des produits sous tension : le papier toilette et l’essuie-tout. Selon 60 Millions de consommateurs, leur prix avait déjà augmenté respectivement de 10 % et 7 % en un an. Une évolution significative pour des produits que chaque ménage consomme régulièrement.

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La raison principale ? La flambée du coût de la pâte à papier, matière première indispensable à leur fabrication. Paul-Antoine Lacour, délégué général de l’Union française des industries des cartons, papiers et celluloses (Copacel), expliquait que le prix de cette pâte avait bondi de 50 % en un an. Plusieurs facteurs se combinent pour expliquer cette hausse spectaculaire.

D’abord, l’explosion du commerce en ligne. Le développement massif des livraisons à domicile, notamment en Chine mais aussi en Europe et aux États-Unis, a entraîné une demande accrue en cartons d’emballage. Or, comme le papier hygiénique et l’essuie-tout, ces cartons nécessitent eux aussi de la pâte à papier. Cette concurrence entre usages industriels accentue la pression sur les matières premières.

Ensuite, l’industrie papetière est particulièrement énergivore. La production de papier requiert d’importantes quantités de gaz et d’électricité. Avec la guerre en Ukraine, les prix de l’énergie ont connu une hausse brutale en Europe, notamment en raison de la dépendance au gaz russe. Cette flambée énergétique se répercute directement sur les coûts de production, et donc sur les prix en magasin.

La situation pourrait même se détériorer en cas d’embargo total sur le gaz russe. Selon les professionnels du secteur, un manque d’approvisionnement énergétique contraindrait certaines usines à ralentir, voire à interrompre leur production. Une telle éventualité ferait peser un risque réel de pénurie sur des produits aussi basiques que le papier toilette ou l’essuie-tout.

Ainsi, après les tensions sur l’huile, la moutarde ou les œufs, ce sont peut-être les produits d’hygiène les plus essentiels qui pourraient à leur tour subir les conséquences d’un contexte international instable. Une situation qui rappelle à quel point les chaînes d’approvisionnement mondiales sont interconnectées — et fragiles.

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