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Elle fait un test ADN pour prouver son innocence, mais le résultat détruit toute sa vie ...Voir plus

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Mais mon fils décide de cliquer sur un onglet joliment intitulé "correspondances" : la liste de toutes les personnes qui elles aussi ont fait un test et possèdent un peu d’ADN commun avec lui. Beaucoup de noms italiens défilent, normal. Et puis un nom français retient mon attention, c’est celui d’un collègue de ma mère. Il venait souvent à la maison quand j’étais gamine. Je le lis à haute voix et interpelle ma mère sur le ton de la boutade : c’est fou quand même cette coïncidence, tu ne trouves pas maman ? Elle noie le poisson, avance que c’est un nom très répandu. Pas tant que ça… Mais à ce moment-là, je suis complètement enfermée dans le déni. La vérité qui commence à s’esquisser ne parvient pas à se frayer un chemin jusqu’à ma conscience. Mon corps, lui, a sans doute déjà compris et il s’exprime. Dans les mois qui suivent, je ne vais pas bien du tout. Je maigris, kilo après kilo, je disparais dans mes vêtements. J’éprouve un irrépressible besoin de solitude, jusqu’à louer un studio pour m’y retirer. Mon compagnon et mes fils ne comprennent pas ce qui m’arrive. Moi non plus.
"J’ai besoin d’entendre la vérité de la bouche de ma mère"

Quelques jours avant Noël, je reçois un mail promotionnel pour l’achat de plusieurs tests ADN. Je me dis que cela fera des cadeaux amusants, je les commande ! Et le jour J, je les distribue sous le sapin. Un pour ma mère, un pour mon père, un pour moi, un pour mon cousin… La situation est assez étrange, mes proches me lancent des regards ahuris. Très franchement, je n’ai aucune idée précise derrière la tête. Je me regarde faire, comme si j’étais dédoublée, moi-même étonnée par cette curieuse initiative. Quand les résultats arrivent et me révèlent que je n’ai aucun ADN commun avec mon père, la vérité aurait dû m’exploser à la figure. Mais elle ne s’impose toujours pas à moi. Pour y croire vraiment, pour admettre que mon père n’est pas mon géniteur, je crois que j’ai besoin de l’entendre de la bouche de ma mère. Je lui demande donc de venir déjeuner avec moi, en tête à tête, pour tout me raconter. Elle comprend qu’elle n’a plus vraiment le choix, elle accepte.
"A l’époque, on ne balançait pas son porc"

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